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OHB Net fait peau neuve.... Bienvenue sur OHB.xgonin.ch !!!
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Xav, webmaster
La presque totalité des modèles de décompression repose sur le concept de Haldane. L’hypothèse de Haldane conduit à une solution dite exponentielle car la courbe représentative de la tension de gaz inerte en fonction du temps est en termes mathématiques ou physiques, une courbe exponentielle.
Pourtant nous montrerons que le modèle de Haldane est biologiquement faux, il est en effet incapable de décrire les phénomènes tels qu’ils sont enregistrés chez l’être vivant. Ne nous empressons pas d’en déduire que nos tables sont mauvaises ! Bien au contraire, les tables actuelles sont largement éprouvées pour les profils classiques, de même que les modèles haldaniens sous-jacents. En effet, aucune autre méthode de calcul n’est arrivée à détrôner HALDANE, ni à faire la preuve de sa supériorité.
On trouvera donc en premier lieu un historique des modèles de décompression, avec une large discussion sur le concept de Haldane ; des descriptifs des différents concepts développés souvent des modèles haldaniens ainsi que l’approche probabiliste des phénomènes de décompression pratiquée et développée par l’école américaine. L’incidence de la pression quant à l’apparition de certaines lésions a été constatée assez tôt dans l’histoire. Au XVIIe siècle, Von Guericke inventa une pompe à dépression qui modifiait la pression atmosphérique (pompe à vide). Cette expérience fût reprise par Robert Boyle en 1670 qui enferma dans le récipient une vipère et qui la décomprima à l’aide de sa pompe : il observa alors qu’elle se débattait furieusement ; et présentait de remarquables bulles dans les liquides et diverses parties du corps, telle que l’humeur aqueuse de l’un de ses yeux…. Mais Boyle fut loin de relier ces accidents aux gaz inertes contenus dans l’air, et surtout à l’azote.  La première tentative sous-marine remarquable de l’époque fut conduite par Edmond Halley, astronome anglais (qui donna son nom à une fameuse comète) inventa en 1689 la première cloche. Les seules observations faites à partir de ses expériences furent sur certains facteurs qui influençaient la décompression :
- la composition des gaz inspirés (CO2 et O2) ;
- la modification cardio-vasculaire due à la température (eau froide) et aux efforts inspiratoires générés par la pression hydrostatique ;
- la stature des plongeurs ;
- la forme physique.
 C’est au dix-neuvième siècle que le problème se révèle crucial en termes économiques. L’essor de l’industrie, des chantiers navals, des constructions de ponts, des mines de charbon en terrain humide, nécessitent que des hommes travaillent sous des pressions supérieures à la pression atmosphérique. Qu’ils soient immergés (les fameux « pieds lourds » immortalisés par Jules Verne ou par Hergé) ou à sec (les ouvriers « tubistes »), les accidents sont fréquents. Ainsi les premières descriptions d’accidents de décompression chez l’homme furent faites par Triger en 1841. Il observait des mineurs de charbon quii travaillaient en atmosphère pressurisée afin d’éviter des risques d’inondations – travail au sec à 20 m de fond pendant 7 heures. Triger remarque qu’en décomprimant les mineurs, ils présentent des crampes et des douleurs dans les muscles. Leurs symptômes furent traités vigoureusement par de l’alcool à l’intérieur de leur corps … et en friction à l’extérieur ! Dès 1854 Pol et Watelle étudièrent de façon plus suivie les accidents de décompression et notèrent que le phénomène était associé à une baisse rapide de pression après un séjour en surpression. Ils s’aperçurent aussi qu’un retour en pression supérieure après un accident de décompression permettait de soulager certains symptômes. Ils ouvraient ainsi la voie des futurs caissons thérapeutiques. Il faut attendre 1861 avec Bucquoy pour voir apparaître la première hypothèse sur les bulles : les gaz du sang…repassent à l’état libre sous l’influence de la décompression…et occasionnent des accidents comparables à ceux d’une injection d’air dans les veines et il conseille de prendre toutes les précautions nécessaires pour obtenir une décompression lente…. Paul Bert (3), après avoir effectué de 1870 à 1890 de nombreuses expériences sur des animaux qu’il autopsiait après leur décès, démontre dans sa publication en 1879 « la pression barométrique »1800 pages, que les bulles qui tuent sont composées essentiellement d’azote avec en plus 15 à 20 % de CO2. Il préconise alors la décompression brusque occasionne des accidents multiples plus ou moins graves, qui s’expliquent tous aisément par le dégagement, tant dans les liquides sanguins qu’au sein des tissus, de l’azote qui s’y était dissous en excès, à la faveur de la pression. Il préconise donc pour les ouvriers tubistes des temps de décompression en fonction de la pression de travail :
- P à 2-3 ata : ½ h de décompression:
- P à 3-4 ata : 1 h de décompression.
Il conseil de ne les laisser descendre qu’une fois par jour dans les tubes ; quant aux scaphandriers, il conseille de les décomprimer très lentement et de les maintenir un bon quart d’heure à moitié chemin et lorsqu’ils reviennent d’une plongée à 4 ata de leur faire respirer de l’oxygène…aussitôt après leur retour à l’air libre et conclut ainsi : « on ne paie qu’en sortant ! »… Les travaux de Paul Bert orienteront d’ailleurs d’autres thèmes de la recherche concernant la réponse physiologique aux hautes pressions. C’est ainsi que par exemple une manifestation neurologique dans l’exposition à des pressions élevées d’oxygène, dite crise hyperoxique, est couramment nommée aujourd’hui « effet Paul Bert». Malgré à l’époque les prémices d’une vitesse de remontée à respecter et une vague notion de durée de remontée, la survenue ata continue. Au début du siècle, aux USA, le nombre important de plongée avait permis à Keays de réunir une banque de données qu’il a utilisées afin d’établir les premiers résultats sur les accidents de décompression. Les « bends » représentaient 89 % des accidents répertoriés, le reste étant attribué aux accidents du système nerveux (central et médullaire). Les bends : (to bend : se courber) vient du nom en anglais donné aux travailleurs qui en 1871 construisirent le pont St Louis qui traverse le Mississipi, ou pour d’autre le pont de San Francisco. Ceux-ci sortaient des tubes sous pression en position courbée due aux douleurs articulaires qu’ils ressentaient. Il semblait donc que l’apparition de ces bends était le véritable problème et que, si on trouvait un moyen de les prévenir par des procédures de remontée sécurisantes, la majorité des accidents de décompression serait supprimée. En 1907, la Royal Navy demanda donc à l’un de ses physiologistes de renom, J.S. Haldane, de lui établir ces procédures, après des plongées à l’air, jusqu’à une profondeur de 204 pieds (7.2 ata = 62 mètres).
Réf. : Bert P, La pression barométrique - recherche de physiologie expérimentale, Masson, Paris, 1878
Illustrer le passé de l'oxygénothérapie hyperbare (OHB), c’est tracer l’historique de la plongée en milieu aquatique. L’approfondissement et le perfectionnement des théories de la plongée sous-marine ont amené les scientifiques au fil des siècles passés, à créer et construire un système permettant la compression hyperbarique de l’Homme à la surface de la terre.
Les activités liées au monde sous-marin ont commencé avec le début de notre histoire, mais ce n’est qu’au VXIIème siècle que les premiers développements de la médecine hyperbare font parler d’elle. Je cite ici les événements clés de son histoire par ordre chronologique :
- 1662 : un anglais, Henshaw, construit et utilise une chambre hyperbare pour des traitements aigus et chroniques;
- 1775 : la découverte de l'O2 par Priestley ouvre la porte à l’utilisation des gaz à but thérapeutique;
- 1830 : la France utilise les bains d’air comprimé, précurseurs de nos chambres hyperbares actuelles;
- 1834 : Junod construit une sphère de deux mètres de diamètre, et comprime des patients à des atmosphères allant de 2 à 4 ATA;
- 1841 : Triger est le premier à décrire les conditions de séjour en hyperbarie, posant ainsi les bases physiologiques de la médecine hyperbare;
- 1854 : Paul Bert établit un lien entre les barotraumatismes et une décompression trop rapide. Il conseille la recompression en cas de problèmes;
- 1878 : P. Bert élabore les bases physiologiques de l'OHB et décrit les effets toxiques de l'O2, notamment les crises comitiales.
Aujourd’hui, de nombreux centres fonctionnent dans le monde entier, que ce soit à but expérimental ou thérapeutique. La recherche en médecine hyperbare est en constante évolution et toujours d’actualité. La recherche en Suisse a été très en avance, grâce au Prof. Bühlmann, de Zürich. Les travaux qu’il a effectué ont permis d’atteindre, en 1962 déjà, des profondeurs avoisinant 300 mètres, grâce à un mélange respirable d’hélium - oxygène (appelé «héliox»). Le Prof. Bühlmann a aussi développé la prise en charge des accidentés de plongée. Actuellement, la recherche en plongée profonde et ses aspects médicaux sont un peu oubliés, le Prof. Bühlmann étant actuellement à la retraite. Une poursuite de ces travaux ne semble pas, à l’heure actuelle, envisagée en Suisse. Réf. : L'oxygénothérapie hyperbare, approche globale de la technique, Mémoire pour l'obtention du diplôme d'Infirmier Généraliste, GONIN Xavier, 1996.
L’oxygénothérapie hyperbare est une technique médicale qui consiste à administrer à des patients de l’oxygène pur ou mélangé à des gaz vecteurs (hélium, azote, gaz carbonique) à une pression, au moins, supérieure à 1,3 fois la pression atmosphérique, pour entraîner une réversibilité physique des effets délétères d’une variation barométrique trop intense ou trop rapide, entraîner une hyper oxygénation ou corriger une anoxie cellulaire et favoriser la cicatrisation tissulaire de lésions, dont les agents pathologiques responsables peuvent être physiques ou biologiques. Indications consensuelles de l’ohb : Le terme « consensuel » fait référence aux travaux de la Première conférence européenne de consensus sur la médecine hyperbare, qui s’est tenue à Lille en 1994 et qui avait pur but de fixer des recommandations thérapeutiques par l’OHB, pour différentes pathologies, en fonctions de l’importance de l’apport de cette technique quand à la modification du pronostic sur l’évolutivité desdites pathologies; ce qui a permis de répartir les affections étudiées en fonction de 3 groupes de recommandations :
- Pathologies avec recommandation de type 1 : pathologies pour lesquelles l’utilisation de l’OHB, dans les délais les plus brefs, est hautement recommandée, car celle-ci peut modifier le pronostic vital;
- Pathologies avec recommandation de type 2 : pathologies pour lesquelles l’utilisation de l’OHB est recommandée, car celle-ci peut modifier ou empêcher l’apparition de troubles fonctionnels sérieux;
- Pathologies avec recommandation de type 3 : pathologies pour lesquelles l’utilisation de l’OHB est optionnelle, celle-ci constituant un appoint thérapeutique.
Les travaux de Lille se basaient sur des recherches préliminaires dont les conclusions furent produites lors des Conférences européennes sur la médecine hyperbare d’Ancône (nov-déc 1991) et Toulouse (mai 1992). Indications acceptées :
- Maladies de décompression
- Lésions des pieds chez les diabétiques
- Embolie gazeuse iatrogène
- Ecrasement de membres et syndrome des loges.
- Réimplantation de membres
- Intoxication au CO et inhalation de fumées.
- Intoxication au cyanure
- Ulcères artériels et cicatrisations retardées
- Myonécrose clostridiale
- Insuffisances vasculaires aiguës et chroniques.
- Encéphalopathie post-anoxique
- Fasciite nécrosante
- Ostéoradionécrose mandibulaire
- Surdité brusque de perception
- Ostéomyélite chronique réfractaire
- Cystite hémorragique post-irradiation
- Lambeaux et greffons à vascularisation compromise
- Réimplantation de segments de membres
Indications en cours d’investigation :
- Intoxication au H2S
- Intoxication au CCl4
- Abcès pulmonaires, hépatiques, médullaires
- Mycoses
- Contusions cérébrales et médullaires
- Autres ostéoradionécroses
- Lésions post-radiques des tissus mous
- Brûlures
- AVC
- Rétinites pigmentaires et diabétiques
- Indications controversées :
- Insuffisance vasculaire fœto-maternelle
- Pertes sanguines massives
- Sclérose multi-focale
Réf. : Les indications de la médecine hyperbare, rapportées à l’activité des caissons hyperbares du CHSR de 1982 à novembre 1998, Mémoire pour le Diplôme Inter Universitaire de Médecine Hyperbare et Subaquatique, Dr MARIANNE DIT CASSOU Pierre-Jean.
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